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Pour la première fois en France, une étude portant sur 800 personnes (personnes malades, aidants, employeurs et population active) se penche sur l’impact de la SEP dans la sphère professionnelle.

 

LES "ECOLES DE LA SEP"

2017

 

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Traitements (questions - réponses)

38159 visites | En ligne : 29 novembre 2011

Nous attirons votre attention concernant les traitements, ceux-ci sont en continuelle évolution notamment dans leurs protocoles d’administration, dans leurs indications et leurs posologies. Tout cela est contrôlé faisant suite à des études cliniques et une approbation auprès des autorités de Santé du pays. Certains pays valident des traitements et des indications plus rapidement que d’autres.

Nous vous rappelons que votre neurologue est votre interlocuteur privilégié. Vous avez le droit de le questionner

Les réponses ont été écrites par des professionnels et nous les en remercions.
Certaines réponses sont anciennes, nous avons demandé au Pr Pierre Labauge - Faculté de Médecine de Montpellier Nîmes - Neurologue des Hôpitaux, de les valider avec les avancées que nous connaissons aujourd’hui (29 novembre 2011).


- J’ai un traitement à la copaxone, suite à une injection, une nécrose est apparue et celle-ci est infectée. Est-ce courant ? Pourquoi cela n’apparaît-il pas de façon plus évidente sur la notice des effets secondaires ? Est-ce un problème dû à la manière dont le produit est injecté ?

  • Réponse du professionnel : Les nécroses cutanées sont rares avec les traitements de fond. Elles entrainent un arrêt du traitement et un changement pour un autre traitement de fond. Elles ne sont pas forcément liées à des mauvaises injections. (Pr Pierre Labauge - Nîmes 30/10/07). (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011)

- Mon fils est sous traitement interféron au moins depuis 5 ans, son amie attend un enfant, y-a -t-il un risque qu’il naisse anormal ou malade ??

  • Réponse du professionnel : Non il n’y a pas de risque connu à ce jour dans ce cas. (Pr Pierre Labauge - Nîmes 25/10/07) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011)

- Dois-je demander à mon neurologue de me prescrire une IRM tous les ans ?

  • Réponse du professionnel : Non si l’état neurologique est stable il n’y a pas besoin d’IRM. L’IRM de suivi est indiquée s’il y a une évolution neurologique défavorable afin d’adapter le changement de traitement. (Pr Pierre Labauge - Nîmes 25/04/07) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011)

- J’ai 26 ans et le diagnostic de SEP a été posé suite à deux poussées espacées de 15 mois. Suite aux traitements corticoïdes j’ai retrouvé toutes mes capacités. Mon neurologue souhaite me donner le traitement Interferon. Étant donné que ma SEP me laisse tranquille depuis pas mal de temps est-ce que je peux repousser le début du traitement ? Je vais très bien et je n’ai pas envie de me faire les piqures tout de suite tous les jours sachant que je risque en plus d’avoir des effets secondaires.

  • Réponse du professionnel : Les critères d’indication des traitements par Interferon sont de deux poussées en trois ans. Dans ce cas, il existe une indication médicale au traitement de fond par interféron. Il faut en discuter avec votre neurologue habituel pour juger de l’opportunité d’ un tel traitement et évaluer le bénéfice et les effets secondaires d’un tel traitement. (Pr Pierre Labauge - Nîmes 12/06/07) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011)

- J’ai la SEP depuis bientôt 3 ans et depuis quelques semaines j’ai mal à la jambe droite et des amies m’ont parlé de pressothérapie est-ce que cela pourrait m’aider ?

  • Réponse du professionnel : La pressothérapie n’est pas une technique de rééducation utilisée dans la prise en charge de la sclérose en plaques. Cependant, il existe souvent dans cette maladie des troubles vasomoteurs (circulation sanguine), associés qui eux peuvent nécessiter ce type de soins. Il est donc nécessaire avant de discuter l’utilisation de cette prise en charge de faire un examen clinique précis. De toute façon seule une prise en charge spécialisée, adaptée à votre symptomatologie (déficit moteur, sensitif, atteinte cérébelleuse...) peut vous faire progresser. (Dr Monteil (médecin rééducateur SEP, le 31/05/01) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Y a-t-il un risque de perte de cheveux avec certains médicaments comme : méthotrexate, novantrone ... Dans le cas ou ces médicaments occasionnent ce type de problème : Y a-t-il quelque chose a faire pour éviter cette perte de cheveux ? dans quel délais les cheveux repoussent-ils ? Faut-il penser a l’achat d’une perruque ?

  • Réponse du professionnel : Comme tous les anticancéreux, ces 2 médicaments peuvent effectivement être à l’origine d’une perte des cheveux. Cet effet indésirable a surtout été décrit pour la Novantrone, en sachant que la chute de cheveux est souvent modérée et réversible a l’arrêt du traitement. Il n’y a donc pas de précaution particulière a prendre. Dans mon expérience personnelle, aucun patient n’a du acheter de perruque. (Dr F. Rouhart le 21/12/03) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Je souhaiterais me porter volontaire pour l’essai de médicaments, qui se fait généralement en milieu hospitalier. Où dois-je m’adresser pour proposer ma candidature ?

  • Réponse du professionnel : Le mieux est d’en parler à votre neurologue habituel. (Pr Labauge, CHU de Nîmes, le 7 mars 2005) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Je voudrai savoir sur quoi et de quelle manière agissent les différents traitements possibles de la maladie ?

  • Réponse du professionnel : Les corticoïdes sont utilisés dans les poussées de la maladie. Ils agissent principalement grâce à leur action anti-inflammatoire. Les interférons sont prescrits dans le traitement de fond à condition de respecter certaines conditions. Ils ont une action immunomodulatrice, c’est à dire modifier certaines cellules du système immunitaire qui semblent avoir une action délétère sur la maladie. Dans d’autres cas on préférera utiliser des médicaments immunosuppresseurs qui diminuent le nombre de cellules immunocompétentes. Enfin, il existe des médicaments dits symptomatiques dans le but de diminuer la gêne de certains symptômes, source de handicap comme la raideur musculaire, la douleur ou les troubles urinaires. (Dr F. Rouhart le 29/03/02) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Pourquoi plusieurs traitements pour traiter la sep ?

  • Réponse du professionnell : Il y a plusieurs éléments qui peuvent expliquer la variété des traitements prescrits et leur efficacité variable selon les personnes et les périodes :
    • L’origine et l’évolution des différents types de SEP, ainsi que l’importance des effets secondaires constatés, suggèrent que les approches thérapeutiques seront nécessairement adaptées et différentes,
    • Certains traitements vont porter sur la maîtrise de l’évolution de la maladie, en évitant la progression, ou en atténuant la durée, l’intensité, voire en arrêtant les poussées,
    • D’autres traitements vont se consacrer à traiter les symptômes, afin d’obtenir une meilleure qualité de vie.
    • Un objectif plus ambitieux, qui reste du domaine de la recherche, vise à détecter le plus tôt possible le déclenchement de la maladie, puis à faire régresser les lésions, et enfin mettre en place un processus de réparation - (P.M Alliel, J-P Périn et F. Rieger - 1er semestre 1999) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Les traitements pratiqués en France et en Allemagne sont parfois différents. Quel est votre avis sur ce point ? Comment choisir le traitement qui peut paraître le mieux adapté ?

  • Réponse du professionnel : Il m’est difficile de répondre car je ne connais pas les pratiques des médecins allemands. A mon sens, il ne doit pas exister de grande différence dans la mesure où les médecins basent leur pratique sur les résultats d’études réalisées dans plusieurs centres de différents pays. De plus, les médicaments sont prescrits en fonction de leurs indications permettant leurs AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) qui sont actuellement accordées à l’échelon européen. Ceci devrait permettre d’harmoniser les conduites thérapeutiques dans les différents pays de la communauté européenne. (Dr F. Rouhart le 10/03/00) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Est-ce que une cure de corticoïdes peut-être inefficace ?

  • Réponse du professionnel : Les cures de corticoïdes peuvent parfois être inefficaces. Il n’y a pas de facteur prédictif de l’efficacité d’une cure. Les cures sont moins efficaces sur les formes progressives que sur les formes à poussées. Il faut en rediscuter avec votre neurologue. (Dr Sandrine Wiertlewski, neurologue au CHU Nantes le 02/10/03) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Pourquoi la cortisone aggrave parfois certains symptômes ? Je parle d’aggravation commence pendant la cure (après le 4ème jour).

  • Réponse du professionnel : La corticothérapie IV (intra-veineuse) est le seul traitement reconnu dans le traitement des poussées de la maladie. Il est possible d’observer (rarement) une aggravation de la symptomatologie durant la cure mais ceci n’est pas du aux corticoïdes mais a l’intensité du processus inflammatoire. C’est pourquoi il peut être propose, dans ce cas précis, de faire un relais per os pendant quelques semaines. (Dr F. Rouhart le 13/12/02) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Une prise de cortisone peut-elle fausser une IRM ?

  • Réponse du professionnel : Non, elle peut uniquement faire diminuer le nombre de prise de contraste. (Dr Sandrine Wiertlewski, neurologue au CHU Nantes le 04/10/01) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Je souhaiterai savoir pourquoi dans certains cas après les bolus de solumédrol, une corticothérapie dégressive par voie orale est prescrite et dans d’autres cas non, d’autant que d’une manière générale il est plutôt recommandé de ne pas arrêter brusquement les injections (effet de sevrage). Pourquoi également dans certains cas on prescrit sur 3 jours du solumédrol et dans d’autres cas sur 5 jours ?

  • Réponse du professionnel : Une conférence de consensus s’est réunie en juin 2001 et a jugé, au vu des données de la littérature, qu’une corticothérapie intraveineuse de 3 jours était suffisante pour traiter une poussée. D’autre part, aucune étude n’a validé le recours a un relais per os. Le traitement est trop bref pour risquer de provoquer une insuffisance surrénale. (Dr F. Rouhart le 29/11/02) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Lors des injections de cortisone en cas de poussées, au bout de combien de temps d’administration du traitement, la personne peut elle espérer commencer a voir un mieux ?

  • Réponse du professionnel : Le délai est très variable d’un ou une patiente à l’autre. La réponse peut survenir dès la fin du traitement ou au cours des 4 à 5 semaines qui suivent celui-ci. (Dr Sandrine Wiertlewski, neurologue au CHU Nantes le 02/08/01) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Pour une personne atteinte de SEP la prise de cortisone est elle compatible avec un traitement immunosuppresseur et risque t-elle d’être davantage sujette à des infections ?

  • Réponse du professionnel : Il n’existe aucune incompatibilité entre un traitement corticoïde et un traitement immunosuppresseur. Les immunosuppresseurs ont une action toxique sur les cellules et particulièrement les cellules sanguines dont les lymphocytes. Ces derniers jouent un rôle dans la défense de l’organisme contre des agents extérieurs (bactéries, virus, etc.). C’est pourquoi en réduire leur nombre augmente le risque d’infections. Ce risque est proportionnel à la dose du médicament utilisé et est souvent minime quand on prend des mesures préventives. (Dr F. Rouhart le 10/03/00) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Sous traitement par interferon depuis 1 mois, et en dehors des effets secondaires dûs au traitement que chaque patient peut rencontrer, je note depuis le début de cette semaine des paresthésies dans les membres inférieurs peu à peu remontant sur le ventre avec zones d’insensibilités est-ce normal ? Peut-on lier ce "trouble" (passager ?) à un état de fatigue ou de stress ?

  • Réponse du professionnel : Les troubles peuvent être une nouvelle poussée ou liés à la fatigue. Il vaut mieux que vous appeliez votre neurologue. ( Dr S Wiertlewski - Nantes, le 4 octobre 2004) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Je suis sous interféron depuis bientôt 2 ans. Je supporte plutôt bien ce traitement et l’évolution est ralentie. Par contre, je me demande ce qui va se passer après ces 2 ans. Vais-je continuer le traitement ? Mon neurologue me dit que cela dépend... mais de quoi ?

  • Réponse du professionnel : La réponse n’est pas absolue. Il y a une discussion à avoir avec votre neurologue, en fonction de votre tolérance, de votre état clinique et de votre IRM. ( Dr S Wiertlewski - Nantes, le 4 octobre 2004) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Sous interféron et depuis 1 mois, une nouvelle poussée est-elle possible ?

  • Réponse du professionnel : oui c’est possible. ( Dr S Wiertlewski - Nantes, le 4 octobre 2004) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Sous interféron et depuis 2 mois, une nouvelle poussée est-elle possible ?

  • Réponse du professionnel : oui c’est possible. ( Dr S Wiertlewski - Nantes, le 4 octobre 2004) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Quel est le rôle naturel des interférons ?

  • Réponse du professionnel : Les interférons sont des glycoprotéines qui modulent sur plusieurs niveaux l’action du système immunitaire. Le cocktail d’interférons produits par le corps humain, fait partie des défenses de base du système immunitaire, en particulier dans le cas de cancer, ou d’attaques bactériennes ou virales. Ils ont été appelés ainsi car ils interfèrent avec les cellules anormales ou la croissance tumorale, sans affecter l’activité des cellules normales. D’une manière générale les interférons synthétiques produits par les laboratoires pharmaceutiques ne correspondent qu’à un seul interféron, dont l’action est théoriquement plus limitée mais aussi plus ciblée. (P.M. Alliel le 24/12/1999) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Qu’est-ce que l’interféron béta ?

  • Réponse du professionnel : Il s’agit d’une protéine appartenant à une famille de glycoprotéines où l’on retrouve aussi une forme alpha et une forme delta. Des activités anti-bactériennes, anti-virales et anti-cancéreuses ont été décrites. L’interféron béta est composé de 187 acides aminés. (P.M Alliel, J-P Périn et F. Rieger - 1er semestre 1999) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- L’interféron est-il d’origine naturelle ?

  • Réponse du professionnel : L’interféron est produit naturellement par le corps afin de favoriser l’action du système immunitaire et à lutter contre certaines maladies. Les formes commercialisées par les laboratoires pharmaceutiques permettent de procurer des doses plus importantes que celles naturellement produites. Cependant les formes commercialisées sont produites par génie génétique, pour des raisons essentiellement liées à l’innocuité, à la constance de la qualité fournie et aux besoins de production massive. (P.M Alliel, J-P Périn et F. Rieger - 1er semestre 1999) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- L’interféron guérit-il de la SEP ?

  • Réponse du professionnel : L’interféron ne guérit pas et ne fait pas régresser la maladie. Son efficacité est reconnue au moins dans certains cas. Dans les meilleurs cas il diminue la progression de la maladie et réduit l’intensité et la fréquence des poussées. (P.M Alliel, J-P Périn et F. Rieger - 1er semestre 1999) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Ma sœur, est atteinte d’une sclérose en plaques. Celle-ci n’est pas en fauteuil, suit un traitement d’interféron bêta trois fois par semaine. Elle est en dépression depuis plusieurs années je souhaiterai savoir s’il y a un rapport entre sa dépression et son traitement ?

  • Réponse du professionnel : La dépression au cours de la sclérose en plaques est d’origine multifactorielle. L’interféron en est une cause. C’est pourquoi il est contre indiqué en cas d’antécédents dépressifs sévères ou d’idées suicidaires. Il faut revoir son médecin et en parler. (Dr F.Rouhart le 13/12/02) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- L’interféron est-il réservé à certains ?

  • Réponse du professionnel : L’interféron n’est actuellement prescrit que pour certaines formes de SEP. Une surveillance des patients sous interféron permet de suivre et de contrôler les effets du traitement, en particulier pour maîtriser les troubles éventuels observés. Seul un neurologue est habilité à prescrire ou non un traitement sous interféron et à choisir l’une ou l’autre des formes commercialisées.(P.M Alliel, J-P Périn et F. Rieger - 1er semestre 1999) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Dans le cas d’une hépatite médicamenteuse suite à une prise d’interféron, que se passe-t-il pour le patient en ce qui concerne le traitement de la SEP lui-même ? Est il possible que l’hépatite ainsi apparue subsiste à long terme voire toute la vie et devienne à son tour l’objet d’un traitement ?

  • Réponse du professionnel : Pour les problèmes d’hépatite médicamenteuse, l’arrêt de l’interféron est nécessaire, obligatoire et définitif. D’autres thérapeutiques sont actuellement possible. Dans la majorité des cas, l’hépatite est régressive à l’arrêt du traitement mais ceci n’est pas systématique. C’est pour cette raison que la mise en route d’un interféron s’accompagne d’une surveillance biologique. (Dr S.Wiertlewski le 25/01/03) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Je voudrais savoir si il existe en Europe ou ailleurs des données comparatives entre le traitement au Copaxone et à l’interféron Rebif et si l’on a connaissance d’effets secondaires au long cours de prise d’interféron.

  • Réponse du professionnel : Il n’y a pas, à ma connaissance, d’étude comparant les Interférons et la Copaxone. Les études de comparaison concerne les interférons entre eux. Les effets secondaires des Interférons au long cours sont quasi inexistant avec un recul maintenant important. Il existe par contre une perte d’efficacité possible avec l’apparition d’anticorps anti-interféron. (Dr S.Wiertlewski le 20/04/02) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- J’éprouve des douleurs lors des injections de Rebif 3 fois par semaines, est ce normal ? que peut-on faire ? Je suis sous traitement interféron REBIF depuis 4 mois, c’est un traitement très lourd. J’ai 3 injections par semaine, qui sont très douloureuses. J’ai lu pas mal de choses sur le Rebif, sur ses effets secondaires mais jamais sur la mal que provoque les injections, j’aimerais savoir si c’est normal ou pas ?

  • Réponse du professionnel : Les injections d’interféron peuvent, en effet, être douloureuses. Parfois, il suffit de sortir le produit 1/2 heure avant l’injection pour qu’il soit à température ambiante lors de l’injection. Il ne faut pas oublier de prendre systématiquement du paracétamol avant l’injection et de bien masser la peau après l’injection. Dans d’autre cas, le patient s’aperçoit qu’il y a des sites d’injection plus douloureux que d’autres. Il peut alors les éviter en s’attachant cependant a respecter la rotation des sites et bien entendu en remettant en cause sa technique (si c’est lui qui pratique l’injection). Si ces petits moyens s’avèrent inefficaces, le neurologue peut alors décider de réduire la dose d’interféron, voire de changer de produit. (Dr F. Rouhart le 06/03/02) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- L’interféron peut il provoquer une accoutumance ? Si oui, est ce décrit et documenté ? Quelles sont les références ?

  • Réponse du professionnel : Aucun phénomène d’accoutumance n’a été décrit avec les interférons. Par contre, il se peut qu’ils perdent de leur efficacité. Il faut y penser lorsque le handicap fonctionnel s’aggrave sur une période de 6 mois ou lorsqu’on est obligé d’avoir recours a plus de 3 cures d’ACTH ou de corticoïdes dans une année. La perte d’efficacité des interférons pourrait être en rapport avec la présence d’anticorps neutralisants mais ceci est encore l’objet de controverses.Mais il est également possible que la maladie, évoluant initialement par poussées, passe dans une phase secondairement progressive. (Dr F.Rouhart le 06/02/02) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Avez vous connaissance d’effets secondaires sur le cœur avec l’interféron bêta ?

  • Réponse du professionnel : Les effets secondaires cardiaques sont rares. Ont été décrits : des palpitations, une hypertension artérielle et des arythmies. (Dr F. Rouhart le 21/12/01) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Est-ce qu’il est possible de faire des "pauses thérapeutiques" avec les interférons, et si oui, de combien de temps maximum ? En particulier pour les personnes éprouvées psychologiquement par ce traitement ?

  • Réponse du professionnel : Le traitement par interféron peut effectivement être interrompu mais cela dépend du nombre de poussées survenues dans les mois précédent l’arrêt et de la date de début du traitement car il y a un délai entre le début du traitement et son efficacité. Il faut au minimum 1.5 à 2 ans de traitement avant d’envisager un arrêt dont la durée est à discuter avec le neurologue traitant. Cela dépend aussi du type de difficultés psychologiques dont la personne souffre. (Dr S. Wiertlewsky le 02/08/01) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Je suis la petite amie d’un jeune homme atteint de S.E.P. Un taux de transaminase trop élevé l’empêche de poursuivre un traitement aux interférons. Qu’est-ce que cela signifie ? Et quelles conséquences sont à envisager ? D’autre part quels sont les risques si nous décidons d’avoir un enfant ?

  • Réponse du professionnel : Un augmentation trop importante des transaminases (5 fois la normale) peut effectivement justifier l’interruption temporaire de l’interféron. Après normalisation, il est possible de reprendre le traitement à mi-dose puis à pleine dose, à condition que le taux de transaminases n’augmente pas à nouveau. Sinon, il est possible d’utiliser un autre interféron. Quant au désir d’avoir un enfant, il ne constitue pas une contre-indication au traitement. La réponse est toute autre pour les femmes. Le neurologue doit d’ailleurs, avant d’instituer un traitement, s’assurer que sa patiente utilise un moyen de contraception. (Dr F. Rouhart le 23/03/01) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Que signifie un taux de transaminase élevé dans un traitement par interféron ?

  • Réponse du professionnel : L’élévation des transaminases est un effet indésirable rare des interférons. Ce sont des enzymes hépatiques dont l’élévation témoigne d’une souffrance du foie. Aussi, faut-il interrompre un traitement par interféron lorsque leur taux dépasse de 5 fois la normale. Cette augmentation peut s’observer surtout durant les 3 premiers mois de traitement. Ceci explique la surveillance biologique rapprochée durant les 3 premiers mois de traitement. (Dr F. Rouhart le 17/04/01) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Depuis 3 ans je suis sous interféron et j’ai pu remarquer que mon poids avait énormément augmenté passant de 64 kg à 75 kg pour 1m70. Existe t-il une relation de cause à effet ?

  • Réponse du professionnel : Je n’ai pas notion de prise de poids en rapport avec la prise d’interféron. (F. Rouhart le 17/06/01) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Ma fiancée âgée de 24 ans a une sclérose en plaques depuis 8 ans. Traitée depuis 3 ans par interféron, elle réagit très bien à ce traitement. Toutefois, plusieurs changements sont apparus : entre autres l’absence de libido, ce phénomène peut il être lié à sa SEP ou bien au traitement ? De plus, qu’en est il de nos jours en ce qui concerne SEP et grossesse ?

  • Réponse du professionnel : L’origine des troubles sexuels au cours de la sclérose en plaques est multifactorielle. La baisse, voire la disparition de la libido en est une manifestation. Elle peut être liée directement à l’atteinte neurologique de la sclérose en plaques, responsable d’une spasticité, de douleurs, de fatigue, de troubles urinaires, intestinaux ... qui peuvent gêner le désir sexuel. Mais elle peut être indirectement liée à la maladie par le biais d’un perte de l’estime de soi.
    Quant à la grossesse, une étude européenne récente a montré que la fréquence des poussées était diminuée de plus de 50% surtout au 3ème trimestre, qu’elle ré-augmentait dans les 3 mois après l’accouchement et que la grossesse n’avait aucune influence sur le handicap à 2 ans. Il faut savoir, par contre, que les interférons doivent être interrompus durant toute la grossesse. (F. Rouhart le 17/06/01) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Y a-t-il eu des essais avec l’interféron pour les personnes ayant un EDSS 6,5 c’est à dire qui sont en fauteuil roulant ? Et si non pourquoi ?

  • Réponse du professionnel : Les interférons sont reconnus efficaces dans les formes évoluant par poussées avec un score de handicap (EDSS < 5.5) et dans les formes secondairement généralisées (EDSS < 6.5) pour une seule forme commerciale. Concernant le forme secondairement progressive, il semble que l’efficacité intervienne surtout à la phase initiale de la progression de la maladie, grâce à l’activité "anti-inflammatoire" des interférons.
    Il n’est malheureusement guère possible d’agir au stade évolué de la maladie car il existe une perte axonale irréversible pour laquelle nous ne disposons, à l’heure actuelle, d’aucune arme thérapeutique. (Dr F. Rouhart le 17/04/01) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Y a-t-il un lien entre le traitement à l’interféron et une ménopause précoce, ou une stérilité ou un arrêt durable des règles ?

  • Réponse du professionnel : Les essais thérapeutiques ont montré que les interférons bêta pouvaient être responsables de troubles menstruels chez la femme, surtout en période de pré ménopause, qu’il s’agisse de cycles irréguliers, de ménométrorragies (pertes sanguines en dehors des règles et règles abondantes) ou d’oligoménorrhées (règles de faible abondance).
    Ils ne sont pas responsables de stérilité, bien que l’on se soit posé la question de leur responsabilité dans certaines oligospermies (lorsqu’ils sont utilisés chez l’homme). Ils sont contre-indiqués en cas de grossesse car l’on sait qu’ils ont un effet abortif en début de grossesse, alors qu’ils ne sont pas tératogènes. (Dr F. Rouhart le 20/10/00) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).

- Je souhaiterai savoir si la novantrone (que j’ai en traitement ) peut rendre l’humeur changeante et si la libido peut chuter ?

  • Réponse du professionnel : La mitoxantrone n’a pas ce type d’effet secondaire. La maladie elle même peut donner ce type de symptômes et il faut en reparler soit avec votre neurologue, soit avec votre médecin généraliste. (Dr S Wiertlewski le 27/05/03) - (Vérification par Pr Pierre Labauge le 29 novembre 2011).
 

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