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Douleurs et spasticité (questions et des réponses)

35114 visites | En ligne : 5 mai 2009

- Pourquoi le médecin me prescrit-il un antidépresseur alors que je consulte pour la douleur ?

  • Réponse d’un professionnel :Les effets antalgiques de telles molécules sont observés indépendamment de l’effet antidépresseur. Ils peuvent être efficaces en dehors d’un état dépressif. Les douleurs neuropathiques sont les plus sensibles à leurs effets. Le médecin peut vous donner un antidépresseur tricyclique (Laroxyl, Anafranil) plus efficace que les inhibiteurs de recapture de la sérotonine. L’action antalgique commencera à ce faire sentir au bout de deux ou trois semaines. Il peut également être ajouté un anti-épileptique (Neurotin, Tégrétol, Rivotril, Lyrica). Le médecin cherche à soulager les douleurs paroxystiques, comme des décharges électriques qui émaillent le cours chroniques des douleurs neuropathiques. (Dr F. Rouhart le 15/05/01).

- Je souffre de SEP depuis 1982, forme invalidante, due a une spasticité majeure des membres inférieurs (cotation 5 par le kine) score 6,5-7. Suite a une implantation d’un site intrathecal en aout 1999, on a essaye le Liroresal par injection, 7 dont 1/j (de 50 a 175 gamma) le résultat s’est révélé négatif. Existe-t’il d’autres médicaments contre la spasticité, avec peu d’effets secondaires ? je ne peux bénéficier de l’interféron ni de la bithérapie.

  • Réponse d’un professionnel : Le baclofène (Liorésal*) peut être utilisé dans les spasticités chroniques sévères de la sclérose en plaques. Après une dose test par injection intrathécale (ponction lombaire), on met en place une pompe permettant de délivrer le médicament en continu. La dose est augmentée progressivement pour atteindre des doses pouvant atteindre jusqu’à 1 200 microg/j, en l’absence d’effets secondaires. Ce sont : une somnolence, une sècheresse de la bouche, une asthénie, une confusion mentale, des vertiges, des maux de tête, une insomnie, des nausées, une hypotension, une bradycardie... D’autres médicaments peuvent être utilisés comme le dantrolène (Dantrium*) et les benzodiazépines. Dans certains cas sévères sont proposées des radicellotomies postérieures sélectives. (Dr F. Rouhart le 15/05/01).

- Je suis en fauteuil roulant depuis 4 ans. En ce moment j’ai des contractures musculaires très douloureuses, on me propose la pose d’une pompe à Baclofene. J’aimerai savoir si j’aurais un résultat probant s’il existe des effets secondaires connus ; aurais-je les jambes molles ?

  • Réponse d’un professionnel : L’injection de baclofene (Lioresal*) en intrathécal est effectivement une alternative intéressante lorsque le traitement antispastique oral s’avère inefficace. On procède, avant d’installer la pompe, à des injections test par voie lombaire qui permettent de juger de l’intérêt de ce traitement. Les effets secondaires sont les mêmes que le traitement oral avec en plus le risque infectieux dans la mesure ou la pose de la pompe se fait chirurgicalement. Le résultat est parfois le risque d’avoir les jambes molles pouvant gêner les transferts lit-fauteuil. C’est pourquoi il est important de bien estimer le rapport bénéfice risque. (Dr F.Rouhart le 07/08/03).

- A propos de la toxine botulique : Celle-ci serait utilisée dans certains cas de SEP contre la douleur et la spasticité, mais uniquement dans certains centres hospitaliers. Peut-on savoir lesquels ?

  • Réponse d’un professionnel : Elle est effectivement utilisée en injection locale dans certains cas de spasticité rebelle aux traitements habituels et douloureuse. Elle est utilisée dans tous les CHU et, par exemple à Nantes, il existe en Neurologie et en Rééducation fonctionnelle des consultations spécifiques de la spasticité et d’injection de toxine. (Dr S. Wiertlewsky le 10/02/01).

- Pour la douleur je prends du Neurontin : pourriez -vous me renseigner un peu sur ce médicament, quand je lis la notice on a l’impression qu’il est destiné à des personnes ayant des troubles psychiques ?!

  • Réponse d’un professionnel : Ce médicament est un anti-épileptique, il n’est pas du tout indiqué pour les troubles psychiques (ou l’on utilise plutôt des Neuroleptiques). Les anti-épileptiques sont des traitements très efficaces dans les douleurs neurogènes (comme celles ressenties dans la SEP). ( Dr S Wiertlewski - Nantes, le 4 octobre 2004).

- Je souhaiterais avoir des informations sur le traitement de l’alcoolisation du ganglion d’émergence de la racine du trijumeau ( traitement pour soulager les névralgies faciales) ?

  • Réponse d’un professionnel : Lors d’une névralgie essentielle du trijumeau ce type de traitement inactivant peut-être effectué par un neurochirurgien. Avant de pratiquer ce traitement il est nécessaire de s’assurer que le patient souffre bien d’une névralgie essentielle du trijumeau ce qui peut arriver lors d’une sclérose en plaques. (Dr M. Chofflon - 18/07/1999).

- Pouvez vous nous donner votre avis concernant le traitement (contre la douleur) par injections alcoolisées au niveau des jambes (centres nerveux)

  • Réponse d’un professionnel : L’idée sous-jacente au traitement est de diminuer le message douloureux afférent nociceptif par alcoolisation (alcool, phénol) des racines nerveuses et/ou des ganglions nerveux. Ce traitement est appliqué pour des névralgies de la face (nerf trijumeau) incapacitantes. Pour l’innervation des membres inférieurs et des douleurs chroniques au niveau de jambes, ce type de traitement est concevable, mais n’avons pas d’informations sur son utilisation actuellement. (Dr M. Chofflon - 10/10/1999).

- Existe-t-il un traitement qui traite bien les jambes raides qui se mettent à trembler parfois, ce qui rend la marche encore plus difficile ?

  • Réponse d’un professionnel : Les symptômes décrits ressemblent à de la spasticité. Il faut consulter votre neurologue pour mettre en place un traitement anti-spastique (Liorésal, Dantrium, Rivotril, Valium...). (Dr S Wiertlewski le 21/11/02).

- Je suis en poussée depuis 2 mois. (Forme sensitive). Mes symptômes ont commencé par l’engourdissement de la taille jusqu’aux orteils. Ceci a duré 1 mois, et le tout a monté d’un cran (seins et bras) mais pas d’engourdissement, mais bien des douleurs. Je n’ai plus d’engourdissements au niveau des jambes mais je souffre d’affreuses douleurs aux muscles et aux articulations partout (sauf la tête). Pourquoi est-ce si long ? Est-ce que le Neurontin 600mg 3fois/jour m’aide ?

  • Réponse d’un professionnel : Il est connu que les poussées de la maladie peuvent parfois durer plusieurs mois, alors que généralement leur durée n’excède pas 3 semaines. Certaines évoluent sans séquelles, d’autres avec. Une nouvelle poussée ne se définit que sur l’apparition de nouveaux symptômes ou l’aggravation de signes préexistants après une période d’au moins 1 mois de récupération ou de stabilité. Le Neurontin* peut s’avérer efficace dans le traitement des douleurs neurogènes comme les autres médicaments de la classe des anti-épileptiques. (Dr F. Rouhart le 10/07/02).

- Que savez vous sur les injections de toxines botuliniques qui diminueraient la spasticité ? Efficacité, effets secondaires...

  • Réponse d’un professionnel : La toxine botulique est injectée dans certains muscles où la spasticité prédomine. L’efficacité est variable d’une personne à l’autre (je n’ai pas de pourcentage à vous fournir), et dépend de l’intensité de la spasticité et de la taille du muscle à injecter. Les effets indésirables sont représentés par la possibilité d’une paralysie du muscle injecté dans les jours qui suivent l’injection, qui est régressive et par l’ensemble des complications qui peuvent survenir au décours d’une injection intra-musculaire. (Dr S.Wiertlewski le 20/04/02).

- Je suis atteinte d’une SEP non évolutive et suit depuis environ 2 ans le traitement au Bétaféron. Actuellement, je souffre de maux de gorge lorsque j’avale de la nourriture, de troubles intestinaux, de constipation… Je voudrais savoir si ces troubles sont dus à la SEP ou sont éventuellement des effets secondaires du traitement ?

  • Réponse d’un professionnel : Les troubles rapportés sont très probablement liés à la SEP, pas la médication. Le conseil simple est de voir quels sont les aliments irritants, constipants et compléter l’alimentation par des régimes "lisses". Pour ce qui est plus précisément de la constipation, ce problème est lié à la motricité intestinale diminuée dans certaines formes de SEP et des laxatifs ou des suppositoires de glycérine peuvent être indiqués.
    Le trouble sphinctérien anal est peu fréquent dans la SEP. Les troubles de la déglutition " ça passe difficilement " sont liés à des troubles de la coordination de la motricité de la déglutition. Ce sont des symptômes "tardifs" dans l’évolution d’une SEP. (Dr M. Chofflon - 10/10/1999).

- Existe-t-il un traitement qui traite bien les jambes raides qui se mettent à trembler parfois, ce qui rend la marche encore plus difficile ?

  • Réponse d’un professionnel : Les symptômes décrits ressemblent à de la spasticité. Il faut consulter votre neurologue pour mettre en place un traitement anti-spastique (Liorésal, Dantrium, Rivotril, Valium...). (Dr S Wiertlewski le 21/11/02).

- Réglage de la pompe ( à Liorésal ) par temps de forte chaleur ?

  • Réponse d’un professionnel : La pompe à Liorésal est indiquée dans certaines spasticités rebelles. Une fois la posologie optimale atteinte, il n’y a pas lieu de modifier les doses. Il faut cependant garder en mémoire que des symptômes neurologiques peuvent s’aggraver à l’occasion d’une élévation de la température corporelle, comme par exemple une baisse de l’acuité visuelle. (Dr F. Rouhart le 07/12/00).

- Je souffre atrocement depuis que j’ai la SEP, je pense à en finir.

  • Réponse d’un professionnel (psychologue : La question de la douleur est complexe. Au delà d’un certain " seuil " de souffrance, la personne devient " intolérante " à sa douleur et s’engage dans une spirale où plus elle devient intolérante à sa douleur, plus celle-ci lui devient insupportable psychologiquement, plus elle est insupportable physiquement.
    A un moment, il faut pouvoir casser cette spirale, soit en agissant sur la douleur - c’est le rôle du médecin -, soit en agissant sur la façon de la ressentir : le fait d’apprendre à se relaxer, à détendre certaines parties de son corps peut agir efficacement, notamment sur la spasticité (cf avis médical).
    Une autre manière d’aborder les choses est aussi celle où la douleur associée à une souffrance morale - celle de vivre avec la maladie qui lui est associée -, n’est alors que la partie émergée de l’iceberg : le soulagement sur le plan physiologique est alors à associer à un suivi psychologique .
    La difficulté consiste à aborder le problème de la douleur sous divers points de vue, sans pour autant le réduire à un seul : somatique ou psychologique ! Les centres anti-douleurs sont ainsi faits qu’ils prennent en compte ces différents aspects. Les personnes qui souffrent au point de vouloir " en finir ", doivent savoir qu’il existe des solutions à leurs maux. (N. Zaccomer, psychologue A.P.F. Mission SEP le 24/09/99).

- Ayant une névralgie du trijumeau je souhaiterai savoir s’il est possible de la soigner par thermocoagulation ? Et si la réponse est positive je souhaiterai connaître le quotient de réussite de cette intervention et ses conséquences positives et négatives à court et à long terme ?

  • Réponse d’un professionnel : Le traitement de la névralgie du trijumeau est avant tout médical. Il fait appel aux médicaments de la classe des anti-épileptiques comme la carbamazépine (Tégrétol*), le gabapentine (Neurontin*), la lamotrigine (Lamictal*) ou le clonazépam (Rivotril*)... Le baclofène, (Liorésal*), anti-spastique d’action centrale a une efficacité équivalente. Si le traitement médical s’avère inefficace ou mal toléré, on peut proposer une thermocoagulation percutanée du nerf trijumeau avec un succès immédiat dans près de 9 cas sur 10 avec des risques de récidive compris entre 10 et 30% des cas. Il faut savoir qu’il existe des complications touchant principalement la sensibilité de la face dans 5% des cas. (Dr F. Rouhart le 23/03/01).

- Je suis sous AVONEX depuis janvier 2003 et depuis quelques mois mes muscles se raidissent le lendemain de l’injection (jeudi matin) et mon neurologue m’a prescrit du MYOLASTAN je trouve que ce demi comprimé me fais plutôt dormir qu’il ne soulage ma spasticité musculaire. J’aimerai savoir s’il n’y a pas une crème à appliquer sur les jambes à la place du demi comprimé.

  • Réponse d’un professionnel : Les phénomènes de spasticité que vous décrivez après les injections sont connus. Il n’existe pas de crème à appliquer mais les médicaments anti-spastiques (lioresal, dantrium ou rivotril) peuvent vous soulager. Leur principal effet secondaire reste toutefois la somnolence.le 22/12/04 Dr Sandrine Wiertlewski - CHU de Nantes.

 

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