Nouveautés Plan du site Newsletter Sites APF Ecoute Infos Contact
Accueil du siteSclérose en plaquesEn particulierDouleurs, spasticité
Dernière mise à jour :
mercredi 17 mai 2017

Statistiques éditoriales :
1002 Articles

Statistiques des visites :
2188414 
depuis 01 Septembre 2009

Informations

Pour la première fois en France, une étude portant sur 800 personnes (personnes malades, aidants, employeurs et population active) se penche sur l’impact de la SEP dans la sphère professionnelle.

 

Évènements autour de la

Journée Mondiale 2017

 

LES "ECOLES DE LA SEP"

2017

 

Ligne d’écoute :

      • DES DIFFICULTES A UTILISER LE TELEPHONE ?

Le service SEP-PSY par tchat ou mail est fait pour vous !

 
Facebook

- Ancienne page : (Problème technique avec Facebook cette page n’est plus mise à jour. 29/09/16).

 

Syndrômes douloureux dans la SEP

Auteur : Philippe Comte, journaliste |  27729 visites | En ligne : 10 mars 2009

Syndrômes douloureux dans la SEP APF SEP hors série n°1 (2000). Dossier réalisé par Philippe Comte Source : SP ACTUEL N° 3/95 "Comprendre le mécanisme de la douleur dans la sclérose en plaques " DR Claude Vaney, membre du conseil médical de la société suisse de la sclérose en plaques (SSSP), médecin-chef du service neurologie de la clinique bernoise à Montana en suisse.

La douleur n’est pas un symptôme typique de la maladie.

Elle est cependant très présente et a des origines diverses.

La sclérose en plaques entretient avec la douleur une relation ambiguë.

Pour la plupart des neurologues, la SEP n’est pas une maladie douloureuse.

A cette opinion majoritairement partagée une explication : la douleur ne serait pas un symptôme typique de la maladie.

50% des patients pourtant font un état de syndromes douloureux cliniquement significatifs.

Presque toujours sous-estimée, la douleur qui imprime son rythme affiche plusieurs visages.

La vérité est à l’image de la maladie fuyante….

Expérience sensorielle et émotionnelle subjective, la douleur dont l’intensité est en grande partie fonction de variables psychosociales (état émotionnel comme l’anxiété par exemple) est une sensation à un stimulus associé à une lésion tissulaire réelle ou potentielle.

La nature et les mécanismes impliqués dans le déclenchement de la douleur ne sont pas forcément liés à la SEP.

Il existe trois catégories de douleur.

- Les douleurs consécutives aux lésions médullaires
Le sujet éprouve une sensation anormale : fourmillements dans les membres, sensation de bras mort par exemple. Un phénomène déplaisant souvent persistant appelé paresthésie qui peut se déclarer au cours d’une poussée.Le syndrôme douloureux peut prendre l’aspect d’une brûlure ou d’un étau. Les troubles neurogènes induisent des troubles de la sensibilité thermique et tactile. Survenant même en dehors des poussées ils peuvent disparaître au bout de quelques mois ou quelques années.

Evocatrice de la maladie, la névralgie de la face ou névralgie du trijumeau, sorte de tic épuisant, est le trouble paroxystique le plus fréquemment rencontré chez les personnes atteintes de SEP.
La douleur sans doute provoquée par la démyélinisation (constatée dans la zone d’entrée du nerf du trijumeau dans le cerveau ) se caractérise par des spasmes brefs sur la partie supérieure du visage (joue, œil, menton).

Autre syndrome aigu, le "signe de Lhermitte" est à l’origine de douleurs fulgurantes dans les membres inférieurs (sensation de décharge électrique dans les membres et le rachis).

- Les douleurs liées au déficit
La douleur, habituelle dans un tel cas de figure, est générée par un excès de nociception, c’est à dire par une perception anormalement exagérée des stimuli ordinaires. Dans la SEP, les substances inflammatoires sécrétées dans la lésion activent les récepteurs périphériques appelés nocicepteurs.
C’est pourquoi on parle de douleurs nociceptives dues aux lésions tissulaires. Le syndrome douloureux augmente chez le sujet après un effort physique ou il se manifeste en pleine nuit pendant que le sujet dort. Un simple contact tactile suffit à déclencher une contracture musculaire. Si une irritation de la peau, une distention de la vessie, une constipation ou bien encore une infection favorisent la spasticité, les spasmes vésicaux et digestifs relevant de troubles chroniques, classiques dans un contexte de crises, restent néanmoins rares. De manière générale, les spasmes sont d’autant plus intenses, douloureux que le sujet accuse un déficit sérieux (troubles moteurs).

La douleur peut être due aussi à une déformation articulaire. Troubles douloureux chronique, la lombalgie affecte prioritairement les malades lourdement handicapés en fauteuil. Les douleurs dorsales lombaires touchent à peu près un malade sur cinq.

- Les douleurs iatrogènes (imputables à certains traitements)
Souvent dues à l’immobilisation, les douleurs osseuses liées à l’ostéoporose, quant à elles, sont favorisées par les traitements immuno-suppresseurs et corticoïdes.
L’interféron provoque également des douleurs au site d’injection et des syndromes pseudo-grippaux en début de traitement. Compte tenu du caractère multidimensionnel de la douleur, la prise en charge du syndrome douloureux doit s’exercer dans un cadre pluridisciplinaire.

(1)Terminologie employée par l’association internationale de la douleur (IASP)

 

Articles de cette rubrique

  1. Douleur et sclérose en plaques (MSIF 2007)
    Origine : janvier 2007 | Auteur : Fédération internationale de la Sclérose En Plaques. | En ligne : 4 octobre 2013

  2. Les cannabinoïdes dans le traitement de la sclérose en plaques.
    Origine : 22 janvier 2016 | Auteur : Vaney C. Dr. | En ligne : 22 janvier 2016

  3. Les douleurs de la SEP
    Origine : décembre 2011 | Auteur : Pr B. Brochet | En ligne : 4 janvier 2012

  4. Handicap et douleurs - Actes des entretiens de Garches (2011)
    Origine : novembre 2011 | Auteur : Entretiens de Garches | En ligne : 12 décembre 2011

  5. Traitements médicamenteux de la spasticité - Recommandations de bonne pratique (AFSSAPS)
    Origine : 1er février 2011 | | En ligne : 24 octobre 2011

  6. Les douleurs dans la Sclérose en Plaques
    Origine : 26 novembre 2010 | Auteur : ARSEP , Pr P. Hautecoeur | En ligne : 29 novembre 2010

  7. Prise en charge par la kinésithérapie des patients présentant des douleurs neuropathiques
    Origine : octobre 2009 | Auteur : A.Quesnot , P.Ribinik, B.Barrois | En ligne : 17 décembre 2009

  8. Thérapie ITB (Intrathecal Baclofen Therapy)
    Origine : 2007 | Auteur : Medtronic France, Société commerciale | En ligne : 10 mars 2009

  9. Prise en charge de la spasticité dans la SEP - ANMSR
    Origine : 1999 | Auteur : Dr C. Beneton | En ligne : 30 mars 2009

  10. Contractures - spasticité : Les pompes à baclofène (Lioresal®)
    Origine : 2000 | Auteur : Dr Michel. Delcey | En ligne : 10 mars 2009

  11. Spécial douleurs
    Origine : octobre 2006 | Auteur : Pr P. Hautecoeur , Dr C. Donze et le Laboratoire Merck Serono | En ligne : 10 mars 2009

  12. Toxine botulique et spasticité dans la sclérose en plaques
    Origine : juin 2005 | Auteur : P. Gallien | En ligne : 10 mars 2009

  13. Syndrômes douloureux dans la SEP
    Origine : 2000 | Auteur : Philippe Comte, journaliste | En ligne : 10 mars 2009

  14. Douleurs neuropathiques - Comment les reconnaître et les prendre en charge ?
    Origine : octobre 2008 | Auteur : Dr N. Attal | En ligne : 21 janvier 2009

  15. Douleur chronique : reconnaître le syndrome douloureux chronique, l’évaluer et orienter le patient
    Origine : décembre 2008 | Auteur : HAS (Haute Autorité de Santé) | En ligne : 16 février 2009

  16. La plainte douloureuse dans la sclérose en plaques (APF Formation)
    Origine : janvier 2004 | Auteur : Dr Didier Vernay , APF Formation (journées d’études à la maison de l’ UNESCO) | En ligne : 15 juillet 2013